Merci à Régis Freyd de m’avoir fait découvrir Songza il y a 10 jours déjà. J’ai pris mon temps mais un Ergospeed était bien évidemment requis pour ce moteur de recherche de musique qui a fait beaucoup parler de lui dernièrement.

A propos

Songza logo

Créé par Aza Raskin, président de Humanized, une société spécialisée dans le domaine de l’ergonomie. Ce jeune homme de 23 ans n’est autre que le fils de Jez Raskin (1943-2005) spécialiste des interfaces homme-machine : participation à la création du projet Macintosh pour Apple, de l’interface du premier Mac OS et créateur du « glisser-déposer ». Eh ben… tel père, tel fils.

Moteur de recherche performant

Une des particularité de Songza est son moteur de recherche qui va puiser ses sons dans la base de donnée des vidéos de Youtube. La qualité des morceaux laisse parfois à désirer (n’oublions pas que YouTube est en Monophonique) mais la réactivité et la rapidité hallucinante de se moteur offre aux utilisateurs un service efficace. Toutefois, la satisfaction n’est pas forcément au rendez-vous : tous les albums des artistes ne sont pas répertoriés et une recherche avec un classement par artistes, groupes et genres musicaux ne serait pas de trop.

8 actions possibles dans une interface transparente

L’absence de menu est l’atout de ce service. Les options apparaissent seulement en surimpression lors d’un clic sur le morceau désiré. Les options s’affichent dans une croix dont les côtés sont des pentagones qui font aussi office de repère visuel afin de guider l’utilisateur visuellement.
Songza options
« Play », lecture du morceau sélectionné. « Add to playlist », ajout du morceau dans sa playlist. « Rate », l’utilisateur vote afin de donner son appréciation sur le titre en question. Lors du rollover, une simple question apparait laissant la possibilité à 2 réponses possibles qui s’illustrent par des pictos explicites. « Share », 4 actions sont possible :

Songza popup
  • Send to a friend : envoyer un mail à un ami contenant le lien du morceau sélectionné via un formulaire simpliste qui apparait sous forme d’une popup CSS grisant le contenu du site.
  • Link to a song : possibilité de récupérer le lien en dur du morceau choisi (même présentation que « Send to a friend »)
  • Watch on Youtube : ouverture d’une nouvelle page vers YouTube si l’utilisateur désire visualiser le clip du morceau sélectionné
  • Embed on website : l’utilisateur peut mettre le morceau en libre écoute sur son blog ou site (même présentation que « Send to a friend »)

Un player et une assistance omniprésente

songza player
  • Player : Lors de l’écoute d’un morceau, le player s’affiche et reste fixe en bas de page (toujours en transparence). Ce player d’une simplicité efficace contient des informations et des actions nécessaires à une écoute rapide et contrôlé par l’utilisateur.
  • La playlist : La playlist s’affiche dans la colonne de droite en face des résultats du moteur de recherche. Cette playlist est préservé grâce aux cookies mis en mémoire sur son ordinateur. L’utilisateur peut classer à sa guise les morceaux grâce au « glisser-déposer ». Toutefois, cette notion de drag&drop n’est pas possible avec les résultats de la requête vers la playlist. Dommage.
  • Assistance explicite : Songza a un feedback mettant en confiance son utilisateur. Même si cette assistance est quasi-transparente, elle est finement intégrée et guide l’utilisateur dans ces décisions sans qu’il s’en rende compte. Un affichage ponctuel des actions en cours apparait, une structuration du contenu dans 2 colonnes aérées renforce un impact visuelle sobre et clair par une présentation en liste et un fond de couleur fort.
  • Google est ton ami : une possibilité de se renseigner ou d’acheter l’album d’un artiste avec les 2 liens « Discography » et « Buy » présent sous l’information ponctuel « Currently playing ». Ces liens envoient l’utilisateur vers les services de Google. Bizarre pas de pomme à l’horizon…

Conclusion

Le succès de Songza est son interface transparente, sa qualité d’être minimale tout en restant efficace mais aussi sa notion de liberté : l’utilisateur n’a pas besoin de s’enregistrer pour utiliser ce service, aucune pub n’est présente, la navigation est légère, rapide et satisfaisante. En espérant que par la suite la qualité du son s’améliore et qu’il y aura la possibilité de créer plusieurs playlists tout en y accédant de n’importe quel ordinateur. Une des questions qui se pose est surement juridique. Vu tous les problèmes liés à la rémunérations des auteurs en ce moment. Que va-t-il se passer pour Songza ?