Quand les applications iPhone dépassent leurs équivalents web (partie 2/2)

Enfin la suite du billet « Quand les applications iPhone dépassent leurs équivalents web (partie 1) »

Un design graphique qualitatif

En mettant un coup de pied dans la fourmilière du mobile, Apple a permis d’accélérer l’Internet mobile mais a aussi influencé la conception du web et le design graphique sur mobile avec de nouveaux standards.

La qualité du design, de l’ergonomie ou encore de l’interactivité d’une application sont d’une extrême importance : ils doivent être à la hauteur des usages de l’iPhone. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un usager de l’iPhone est habitué à une utilisabilité agréable et fluide. L’application qu’il consulte doit être égale pour qu’il puisse se l’approprier.

N’oublions pas qu’un internaute mobile n’a pas les mêmes attentes qu’un internaute classic : bien souvent il est dans un contexte d’attente : dans les transports, une salle d’attente, un lieu public, un bar… Son usage peux varier du quitte ou double et quand ce dernier est pressé, l’information se doit d’être pertinente, ciblé et rapide d’accès.

Simplicité et minimalisme
En raison du format réduit de l’écran (320x480px), les applications iPhone obligent les designers à se concentrer sur l’essentiel, sur le coeur du service et bien sûr, sur les attentes des utilisateurs. Ils se doivent d’éviter le superflu et optimiser les fonctionnalités principales pour réussir à concevoir une application efficace et utilisable au quotidien. Grâce à ces efforts d’optimisation, les utilisateurs seront guidés et se focaliseront sur ses fonctionnalités qui leurs permettront de répondre à leurs besoins rapidement peu importe où ils se trouvent.

« Less is more » Ludwig Mies van der Rohe

Faciliter l’accès aux services

Apple a su faciliter l’accès à un service directement à partir de la page d’accueil : pas de dossier ou de sous-dossier qui peuvent perdre l’utilisateur dans l’architecture complexe du mobile. Lorsqu’un utilisateur télécharge une application sur l’AppStore, une preuve d’intérêt commence à naître entre lui et la marque. Ce processus conversationnel ne doit surtout pas s’interrompre jusqu’à l’ouverture de l’application. Même en cas de non utilisation, l’application reste accessible et visible en un simple « Touch » sur une des pages du dashboard de l’iPhone. Inconsciemment l’utilisateur voit l’icon ce qui permet à la marque de faire une piqure de rappel de sa présence.

Exemples d’applications

Quand une marque désire appliquer une communication multicanale, elle envisage sa présence sur l’Internet mobile, mais aussi, sa propre application iPhone. Bien souvent, son application se doit d’être du même niveau de qualité que son service web. Et parfois, certaines applications les dépassent.

Ci dessous, vous trouverez une liste d’application que j’ai l’habitude d’utiliser au quotidien sur mon iPhone au détriment de leurs services web qui ne me ralentisse dans mes recherches ou consultations :

Digitick
Ce que j’apprécie sur l’application Digitick est sa simplicité d’usage à la différence de son site web. Dès son ouverture, la géolocalisation me permet de voir l’actualité autour de moi, dans mon département ou dans des salles favorites que j’ai pu personnaliser dès sa première utilisation.

Voyages-sncf
Sans vouloir créer un Troll, quel bonheur d’acheter son billet de train sur l’iPhone en quelques minutes à la différence du site web qui bien souvent m’irrite le cuir chevelu. L’efficacité de cette application est qu’elle est tout simplement un moteur de recherche pour acheter son billet de train. Pas de promotion, de bons plan weekend, de séjour à tarifs réduits… Cette application est destiné à un usage rapide et efficace pour un simple achat de billet.

Cuisiner par l’internaute
Je ne suis pas une chef en cuisine mais en cherchant à améliorer cette lacune, parmi les applications gratuites sur ce thème, une des plus réussite est « Cuisiner » par l’internaute. Sur la page d’accueil, nous avons des suggestions du jour, la mise en avant du moteur de recherche et la possibilité de trier par catégories. La hiérarchisation en une seule page de la recette est pratique et efficace. Son utilisation sera encore meilleure sur l’iPad ^^

SeLoger.com
Lorsque vous recherchez un logement, cette application devient sans doute un de vos alliés. Vous pouvez la personnaliser pour qu’elle vous envoie des push lorsqu’un critère de recherche préalablement enregistré s’actualise. Lorsque vous trouver une annonce correspondant à vos critères, vous pouvez :

  • La partager à une connaissance par email avec tout le descriptif inclus dans le corps du mail
  • Ajouter ces annonces dans vos favoris
  • Planifier un rendez-vous avec l’agence pour une éventuelle visite
  • Ecrire des suggestions ou prendre des photos du logement lors de votre visite

Le Monde.fr
Pour me tenir à jour des informations lorsque je suis en transport, j’utilise LeMonde.fr. Cette application couvre à mon avis tous les supports possibles selon vos usages :

  • Si vous êtes plus « lecture », un accès simplifié aux actualités version rédactionnel
  • Si vous souhaitez consulter l’actualité seulement en image, vous avez des diaporamas photographiques disponibles
  • Si vous êtes plus « vidéo », un zapping vidéo est disponible : le Télézapping.

Conclusion

Les applications sont composées de fonctionnalités multimédias riches et offrent une nouvelle expérience qualitative et sensitive à l’utilisateur. Que cela soit dans les jeux, l’information ou le shopping, les applications de qualité commencent à dépasser leurs propres services sur la toile et vont peut-être influencer l’internet de demain. L’application ne remplacera sans doute jamais le service web mais une complémentarité multicanale va s’accentuer avec un usage de la navigation qui va sans doute se répercuter sur notre quotidien. A voir avec l’arrivée des nouveaux supports avec des interfaces tactiles comme l’iPad.

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Quand les applications iPhone dépassent leurs équivalents web (partie 2/2)

5 réflexions au sujet de « Quand les applications iPhone dépassent leurs équivalents web (partie 2/2) »

  1. Alexis de Saint-Momble dit :

    A mon sens, parler de « dépassement » est impropre, car on ne peut comparer des dispositifs dont les conditions d’usage sont radicalement différentes, comme vous le dites d’ailleurs. Cela montre votre incompréhension totale de ce qu’est le design de service.

  2. « Ils se doivent d’éviter le superflu et optimiser les fonctionnalités principales pour réussir à concevoir une application efficace et utilisable au quotidien. Grâce à ces efforts d’optimisation, les utilisateurs seront guidés et se focaliseront sur ses fonctionnalités qui leurs permettront de répondre à leurs besoins rapidement […]»

    Ce passage m’a fait rire. En fait, sur iPhone il faut enfin bien faire un service ?

    J’ai du mal à comprendre pourquoi il faut éviter le superflu, optimiser, etc. sur l’iPhone, mais pas sur le web… L’absence (ou l’ignorance) de contraintes permet de faire n’importe quoi ? Et donc éviter de bien faire les choses ?

    WTF?

  3. enzo dit :

    ben je trouve ça intéressant.
    Effectivement l’encombrement des sites fait que l’on perd l’essentiel de l’info le plus souvent. Car on veut toujours tout mettre à portée de clic.

    Pour des sites de services (sncf…) on peut se poser la question du bien fondé de leur fouilli…

    Mais l’histoire se répète, les clients demandent la même chose pour les affiches abribus et le design des sites internet : pleins d’infos, pleins de photos, pleins d’accroches…et à la fin, l’oeuvre n’a plus rien à envier à un tableau de pollock :)
    D’ailleurs nous avons la même dérive avec les logotypes…trop surchargé de reflets, ombres, couleurs, ils perdent toutes leur efficacité et tout leur caractère.

    une chose se vérifie bien pourtant, matraqué de messages et d’informations notre cerveau retient que peu de choses dans une journée. Une grosse accroche, un seul thème bien mis en valeur ont eux toutes les chances d’éveiller l’intérêt.

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